L'HOPITAL DE SAINT-JUNIEN (87) EST MALADE

Par suite de plaintes qui émanent d'un peu partout oralement, de témoignages de patients ou de leurs familles, de renseignements  documentés et précis sur la lente dégradation de la qualité des soins dans cet hôpital de proximité, un groupe de citoyens a rédigé cette pétition qui s'adresse aux actuels ou futurs usagers de cet établissement.

          L’HÔPITAL DE SAINT-JUNIEN EST MALADE


Un cancer le ronge lentement mais sûrement depuis une dizaine d’années. Personnel et patients en souffrent. À terme, l’hôpital ne sera plus qu’une coquille vide comme le sont déjà les hôpitaux de Confolens, Bellac et Saint-Yrieix. Pourtant, le Limousin devenant peu à peu un désert médical, les patients affluent et parfois de très loin.


Nous déplorons des suppressions de postes massives :


- De nombreux médecins ne sont ou ne seront pas remplacés. Plus de rhumatologue, plus de pneumologue. Un cancérologue et un hématologue n’auront de remplaçant que si nous nous mobilisons. En chirurgie viscérale, même cas de figure, un médecin est parti, un autre partira en avril, encore une
raison de nous mobiliser. En orthopédie, un médecin part en septembre et ne sera pas remplacé. En cardiologie, le départ de praticiens oblige l’hôpital à recruter des médecins intérimaires qui coûtent 1000 à 1200 € par jour.

 

- Les chimiothérapies ne sont plus assurées en dépit de l’installation très coûteuse d’un flux laminaire. Les patients doivent se rendre au CHU de Limoges (déjà surchargé) ou dans un établissement privé.


- Le bloc opératoire n’est pas rentabilisé comme il le devrait : il manque un médecin anesthésiste dans un bloc pourtant tout neuf, qui a coûté très cher à la collectivité.


- La logistique est également touchée : 16 lits ont fermé, d’où le développement de la chirurgie ambulatoire malgré les risques, constatés, de retours prématurés à domicile.
Nous déplorons des conditions de travail très dommageables pour les patients

 

- Trop peu de temps est accordé aux soins, le personnel soignant est sous pression, les arrêts maladie se multiplient. Par exemple, à l’EHPAD, de 13 H à 21 H, il n’y a qu’une seule infirmière (plus deux aides-soignants et deux agents hospitaliers) pour 80 patients. Quinze personnes sont actuellement en arrêt
maladie sur un effectif de 50 personnes. Ces conditions indignes vont à l’encontre de la déontologie.


                    QUE POUVONS-NOUS FAIRE ?


Nous payons nos impôts. Nous sommes donc en droit d’exiger l’accès pour tous à des soins de qualité dans un hôpital financé par nos propres deniers. Les instances qui nous dirigent disent que les fonds manquent. Pour eux, le patient doit être rentable et l’hôpital faire du chiffre. Mais notre santé ne saurait être évaluée comme une vulgaire marchandise.
 

Ne nous laissons pas faire, agissons. Signons cette pétition 1 et diffusons-la largement dans notre entourage. Seul, un nombre important de signatures pour une autre gestion de l’hôpital sera efficace. Exigeons le budget nécessaire pour un hôpital digne de ce nom et qui réponde aux besoins de tous.


      LE DESTIN DE L’HÔPITAL EST ENTRE NOS MAINS,
                           MOBILISONS-NOUS

 

                                        Un collectif de patients
 

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